Les Vitamines chez nos psittacidés

 

 

Vitamine A

Nos grand-mères en administraient à leurs rejetons sous la forme peu appréciée de l’huile de foie de morue, et on en trouve plus généralement dans le poisson.

Nous la produisons depuis par synthèse, ce qui facilite son utilisation.

Cette vitamine est particulièrement sensible à l’oxydation par l’air, mais résiste bien à la chaleur – à condition qu’elle soit à l’abri de l’air.

Chez nos oiseaux, les propriétés physiologiques de la vitamine A sont d’assurer le bon état des muqueuses, améliorer la résistance aux microbes et parasites divers (vers, coccidies). Elle favorise également la résistance de l’organisme aux maladies respiratoires. Pour finir, elle est nécessaire à une bonne vision de l’oiseau, et au bon fonctionnement de ses reins.

Vitamine D3

C’est une vitamine d’utilisation courante, elle est plus active chez l’oiseau que chez les mammifères.

Tout comme la vitamine A présentée ci-dessus, elle est soluble.

Ses propriétés physiologiques sont de permettre la bonne fixation du calcium et du phosphore sur les os de l’oiseau, évitant de créer un déséquilibre susceptible d’entraîner le rachitisme.

Il est bon de savoir que l’ensoleillement déclenche par l’action des ultraviolets la synthèse de vitamines D3 dans l’organisme de l’oiseau.

Nous vous mettons en garde contre une utilisation abusive de cette vitamine, car elle pourrait alors entraîner chez votre oiseau une calcification de ses organes (et notamment les reins).

Vitamine E

Présente naturellement dans les graines germées et les végétaux verts.

Elle favorise bien entendu la fécondité, et d’après certaines études n’aurait aucune influence sur la quantité de la ponte. Son action contribue simplement à la bonne vitalité des embryons. Dans le cas contraire, une carence en vitamine E peut conduire à des malformations ou des mortalités embryonnaires.

Vitamine C

L’organisme des oiseaux étant capable d’en produire par lui-même, une supplémentation en vitamine C n’est pas indispensable. Toutefois, par grand froid ou forte chaleur (comme la canicule du mois d’août 2003 ), et en cas de stress suite à un transport ou nouvel achat, un complément peut être envisagé.

Autres Vitamines

Présentes en quantité suffisante dans une alimentation équilibrée, elles ne requièrent pas de supplémentation.

Seul un complément polyvitaminé « complet » sera indispensable pour un oiseau malade.

 

Risques encourus avec un mauvais emploi des Vitamines 

Hypervitaminose : Terme désignant les troubles provoqués par une dose excessive de vitamines. Selon les vétérinaires, la plus couramment rencontrée est l’hypervitaminose à la Vitamine D. (ajoutée de façon régulière pendant un certain temps)

Avitaminose ou hypovitaminose : Maladie de carence déterminée par la privation de vitamines. On parle d’avitaminose A (la plus courante chez nos oiseaux), d’avitaminose D (le rachitisme, mentionné plus haut) etc…

Choisir son complément vitaminé:

Formules vétérinaires : Les vitamines pour volaille peuvent être employées en respectant la posologie.

Vitamines en poudre : Vitamines moins sensibles au temps, car enrobées. Se conservent environ 2 ans au réfrigérateur, avec moins de 10% de perte de son action. (stocker à l’abri de la lumière)

Vitamine liquide : Vitamines solubles dans l’eau, parfaitement instables, ne pouvant se conserver plus de 6 mois. (stocker à l’abri de la lumière)

Graines germées : Très riches en vitamines, le complément alimentaire naturel par excellence.

Minéraux

Calcium et phosphore :

Présents naturellement dans les os de seiches, coquilles d’huîtres (sauf la coquille de l’œuf qui ne contient que du Calcium) ils participent à la minéralisation des os, au développement osseux et pour le calcium à la transmission de l’influx nerveux.

Un manque de calcium est très néfaste pour les oiseaux : ils deviennent « mous », se posent et volent avec difficulté, leur développement osseux n’est pas satisfaisant (outre le risque de fracture). Les coquilles des œufs pondus par des femelles carencées peuvent être mal ou pas formées du tout, et les femelles peuvent souffrir du mal de ponte. D’autre part, certains vétérinaires expliquent souvent l’agressivité chez les oiseaux de compagnie par une carence en calcium.

Vous allez donc être amené à donner à votre oiseau un complément en calcium et minéraux. Vérifiez bien dans la composition de ce complément le rapport phosphore/calcium, qui devrait idéalement se situer à ½, c’est-à-dire 2 fois plus de calcium que de phosphore. En effet, un excès de phosphore peut conduire à une déficience en calcium.

A noter qu’une telle complémentation en minéraux n’est pas utile pour les oiseaux nourris de granulés Extrudés.

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Yann Durand