CATHERINE OU TOUI CATHERINE

Bolborhynchus lineola

GB : Barred parakeet ou Lineolated parakeet

  

 

Perruche Catherine Silver

 

Première description en 1853 :

John CASSIN (1813-1869). Professeur Académie des Sciences Naturelles de Philadelphie

Né près de Philadelphie (Pennsylvanie-USA) d'une famille de quakers. Dès son plus jeune âge, il s'intéresse à la Nature. A fait ses études secondaires à Westtown. A peine pré-adolescent, il s'amusait à chercher des plantes qui n'étaient pas reprises dans les livres de botanique de l'époque et à les décrire.

Il a eu de nombreuses activités professionnelles pour subvenir aux besoins de sa famille et aux siens. Il a été importateur, agent des douanes (grâce à ses relations au sein du Parti Démocrate) et a dirigé une imprimerie qui travaillait surtout pour l'Etat, même pendant le Guerre Civile.

Sa passion pour les sciences naturelles, en général, et pour l'ornithologie, en particulier, n'a jamais faibli. Il a été le premier naturaliste de grande envergure scientifique aux USA.

En 1842, à l'âge de 29 ans, il a été nommé conservateur honoraire (bénévole) de l'Académie de Sciences Naturelles de Philadelphie qui abritait une des plus grandes collections d'oiseaux empaillés de son temps. Cassin s'est consacré à cataloguer, à agrandir et à structurer la collection de l'Académie. Grâce à des donations, il est parvenu à constituer, au sein de l'Académie, la plus belle bibliothèque ornithologique de son temps.

Cassin a aussi décrit scientifiquement les oiseaux ramenés aux USA suite à de nombreuses expéditions américaines, y compris l'expédition d'exploration mondiale "Wilkes". En 1853, Cassin a accompagné l'Amiral Perry pendant son voyage historique au Japon, en tant qu'ornithologue officiel. Il est ainsi devenu un éminent expert, au niveau mondial, d'oiseaux du monde entier.

Le nombre de ses publications est considérable. Par faute de moyens, il n'est jamais parvenu à faire éditer un important livre sur lequel il a beaucoup travaillé. Il a soutenu et stimulé de jeunes naturalistes dont Graceanna Lewis (1821-1912) l'une des rares femmes naturalistes du XIXème siècle.

Il a été le premier à décrire quelque 200 espèces d'oiseaux.

Plus de vingt ans de travail ininterrompu avec la collection d'oiseaux empaillés de l'Académie, conservés à l'aide d'arsenic, l'ont petit à petit empoisonné. Il en était conscient mais son amour de l'ornithologie était plus fort que celui de sa propre vie. Il est mort à l'âge de 55 ans.

Répartition :

Mexique austral, Panama occidental, Colombie septentrionale, Venezuela, Andes du Pérou

Origine Géographique

Curiosité Historique

Le procès verbal d'une des réunions scientifiques de la Société Zoologique de Londres, rapporte que parmi les acquisitions à la collection faites en juillet 1886 sont à remarquer deux perroquets américains rares : un Ara de Lear (Lear's Macaw - Anodorhynchus leari) et une perruche Catherine (Lineolated parrakeet - Bolborhynchus lineolatus).

Les mesures légales et réglementaires mises en vigueur par la communauté internationale, pendant les années 1970, en vue de préserver les populations d'espèces en danger, notamment d'oiseaux, a entraîné le développement de l'élevage en captivité d'oiseaux exotiques.

Au début des années 1980, de petites quantités de perruches Catherine ont été exportées de leur habitat d'origine vers, surtout, les Etas-Unis. Ces exportations étaient autorisées, cette espèce n'étant pas reprise ni dans l'annexe I ni II de la convention dite CITES.

A cette époque, les amateurs d'oiseaux exotiques cherchaient essentiellement des perruches et des perroquets très colorés. Vu le plumage pratiquement unicolore des Catherine et leur petite taille, cette espèce n'est pas devenue à la mode.

Parallèlement, de plus en plus d'éleveurs cherchaient (1) des espèces de psittacidés se reproduisant facilement en captivité et (2) des espèces chez lesquelles des mutations intéressantes pouvaient se produire.

Les perruches australiennes, d'une part, et les inséparables (agapornis), d'autre part, sont devenues de grandes cibles de l'intérêt des éleveurs férus de compétition.

La fin des années 1980 a vu un énorme développement de l'intérêt de nombreuses familles, partout dans le monde industrialisé, pour des psittacidés en tant qu'oiseaux de compagnie, si possible parleurs. Le champion du monde dans cette catégorie est certainement la perruche calopsitte ( Nymphicus hollandicus).

Dans un contexte aussi porteur pour les oiseaux de compagnie, nombreux non-professionnels se sont lancés dans l'élevage à échelle réduite de becs crochus, juste pour leur plaisir.

Une certaine lassitude des éleveurs par rapport aux espèces, fondamentalement toujours les mêmes, présentées aux expositions, a eu comme conséquence, pendant les années 1990, la recherche de nouvelles cibles d'intérêt.

La perruche Catherine commence alors à attirer un certain nombre d'éleveurs qui recherchent des mutations intéressantes.

La facilité avec laquelle ces perruches se reproduisent en captivité et leur sociabilité, ont été l'autre moteur de leur intérêt croissant. Bien que peu connues encore, ces perruches intressent de plus en plus d'amateurs, surtout aux Etas-Unis.

Taille :

16 cm

Description :

Entièrement verte et rayée sur les ailes. Yeux noirs, pattes rosées.

Dimorphisme sexuel :

La femelle peut être légèrement plus petite, elle a du noir que sur le bout des rectrices de la queue, n’a pas de bleu sur la tête. Le mâle a les barres du croupion et de la queue plus prononcées.

Vu la difficulté d'identification des sexes, si vous voulez être certain(e) du sexe d'un oiseau, seul l'endoscopie ou l'ADN peuvent vous le garantir.

Jeunes :

A la naissance ils sont rosés avec un duvet blanc, à 15 jours ils sont teintés bleuté sur la tête un peu plus prononcé que chez les adultes.

A l’état sauvage :

Elle fréquente les forêts humides y compris les montagnes jusqu’à 1600 m d’altitude. On la rencontre également dans les savanes et les zones de forêts. Elle se déplace en bande de 10 à 20 individus, peu visible et se cache dans le feuillage, on les remarque quand elle crie. Elle est farouche, niche dans un arbre ou une termitière. Aime avoir un nid-dortoir. Elle mange fruits, graines, bourgeons, baies et elle rajoute à son alimentation quelques insectes et larves.

Sous-espèce : Sous-espèce tigrinus (Souancé 1956) (bolborynchus lineola tigrinus) qui vit dans le nord-ouest du Venezuela jusqu’au centre du Pérou en longeant les Andes vers l’ouest.: Plumage de couleur plus foncée et taches en forme de raies, ce qui rappelle la peau du tigre. Tache noire aux épaules très développée.

Certains articles mentionnent une autre sous-espèce, maculatus.

Elevage :

Espèce la plus répandue du genre bolborhynchus. La reproduction en colonie est possible. Elle pond généralement dans un nid allongé ou en forme de L garni de copeaux,3 à 6 œufs, l’incubation dure 18 à 21 jours environ. Oiseau très calme et reproduisant facilement en petits groupes, moins destructeur que les autres américains.

Nourriture : mélange de graines pour perruches ou euphèmes, alpiste + avena, pâtée durant toute l’année, graines germées et ne pas oublier les fruits et la verdure.

Mutations : vert foncé, olive, bleu, cobalt, mauve, lutino, crémino, golden, edged aux trois dérivés de verts, silver aux trois dérivés de bleus, cannelle, cinammon, violet ( ?) 

Eric TESSANDIER pour Guarouba.com